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Augmentation du prix du pétrole, du gaz et de l'électricité incite les
Français à se tourner vers les énergies renouvelables, d'autant que ce
type d'installation bénéficie, jusqu'en 2009, d'un crédit d'impôt de 50
% du montant de certains équipements.
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- Plafonnement à 8 000 euros pour un célibataire, 16 000 euros
pour un couple marié ; on peut y ajouter 400 euros
par personne à charge, 500 euros s'il s'agit du
deuxième enfant, et 600 euros à partir du troisième
enfant.
- Il faut présenter une facture de l'entreprise
ayant effectué l'installation.
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- Lorsqu'il s'agit de rénover un pavillon
existant, le choix de l'énergie utilisable et des équipements dépend
du climat et de la configuration de la maison : orientation,
mitoyenneté, plain-pied ou à étage.
- "Toute décision doit être précédée d'un diagnostic thermique, car
pour économiser l'énergie, il faut avant tout isoler correctement
son logement", conseille Pierre Hérant, chef du département bâtiment
et urbanisme de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de
l'énergie (Ademe).
- Il faut compter 6 500 euros pour un pavillon de 100 m2 (isolation
des combles avec 20 cm de laine de verre, fenêtres à double vitrage,
menuiserie PVC, ventilation hygroréglable).
- Selon le Syndicat des énergies renouvelables (SER), le retard
français en matière d'utilisation des énergies nouvelles serait dû
"à l'occupation du marché par des entreprises peu scrupuleuses".
- La durée de vie des équipements a aussi son importance (quinze ans
pour une chaudière classique ou une pompe à chaleur, quarante ans
pour des capteurs enterrés), tout comme les frais d'entretien des
installations.
La pompe à chaleur (PAC). Ce système
consiste à récupérer des calories dans le sol pour les restituer
dans le logement, via un plancher chauffant ou des radiateurs à
basse température. Il est idéal pour les régions au climat
rigoureux. Cela exige un terrain mesurant une fois et demie à deux
fois la surface de la maison pour y enterrer les capteurs
horizontaux, des tubes dans lesquels circule de l'eau glycolée ou un
fluide frigorigène.
On peut aussi utiliser des capteurs verticaux, pour lesquels il
faudra réaliser un forage de 80 m, après avoir effectué une étude
des sols et des démarches administratives. Si l'on veut que la PAC
soit performante, il faut qu'elle soit réalisée par un
professionnel. L'Association française pour les pompes à chaleur (Afpac)
élabore une charte de qualité à laquelle l'Ademe devrait apporter un
important financement en octobre.
La pompe à chaleur aérothermique prélève de la chaleur dans l'air
extérieur et la restitue sous forme d'air soufflé dans le logement ;
la plupart des matériels sont réversibles et peuvent fournir du
froid (climatisation) en été. Elle est plus facile à installer que
la PAC par le sol mais moins efficace lorsque la température
extérieure chute au-dessous de 10 °C ; un chauffage d'appoint est
alors nécessaire.
L'énergie solaire. Elle est davantage utilisée pour l'eau
chaude que pour le chauffage. On installe sur le toit des capteurs
solaires thermiques (de 15 à 20 m2 pour chauffer une surface de 100
m2). Un fluide "caloporteur" achemine l'énergie ainsi générée vers
un réservoir de stockage (ballon d'eau chaude, dalle de plancher).
Ce système, toujours proposé en offre mixte avec le fioul, le gaz,
l'électricité ou le bois, pour compenser les insuffisances du
rayonnement, est plus facile à installer dans un pavillon neuf que
dans une construction existante, car il exige une surface suffisante
sur un toit incliné, orienté au sud, ainsi qu'un système de
chauffage par le sol. Il convient aux régions très ensoleillées
l'hiver.
Le bois. Il est utilisable en chauffage central (une
chaudière chauffe l'eau distribuée ensuite dans des radiateurs) ou
en solution d'appoint (poêle ou insert). Pour être éligible au
crédit d'impôt, le rendement de l'équipement (rapport entre la
quantité d'énergie contenue dans le bois et ce que l'appareil en
restitue) doit être d'au moins 65 % ; ce rendement minimal est
attesté par le label Flamme verte. Le combustible, sous forme de
bûches, plaquettes de broyats ou granulés, exige d'être stocké. Le
prix et les facilités d'approvisionnement varient selon les régions.
Enfin, le chauffage au bois nécessite des manipulations et un
entretien régulier : ramonage de la cheminée, nettoyage de
l'appareil.
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