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Pour pallier la faiblesse de l'approvisionnement électrique de la
Bretagne, RTE a lancé un appel d'offres pour la construction d'une
centrale électrique de 120 MW près de Saint-Brieuc.
Une jeune PME, Électricité de Marseille, propose une solution originale
: une station électrique solaire, couplée à une centrale biomasse.
Un projet audacieux, qui offre une alternative aux énergies fossiles
habituellement sollicitées dans ce type d'installation.
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Véritable "péninsule électrique", son approvisionnement est assuré
par l'importation d'électricité d'autres régions via
le réseau public de transport de l'électricité.
RTE, gestionnaire du réseau de transport
d'électricité français, a donc lancé le 16 février
2006 un appel d'offres pour la construction d'une
installation de production d'au minimum 80 MW dans
la région de Saint-Brieuc.
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Parmi les candidats, Électricité de Marseille (EDM) propose une
station électrique solaire hybride biomasse de 120 MW.
Plusieurs sphères en matériaux composites d'un volume de 4850 m3
stockent de l'air comprimé à 120 bar par un compresseur électrique.
L'unité dénommée "Hybride biomasse" consiste en une chaudière
NordFab, alimentée par du colza, du bois et de la paille, et reliée
à une turbine à vapeur fournissant 80 MW cinq mois par an.
Dans ce pays, les quantités de paille produites s'élèvent à plus de
6 millions de tonnes, dont 1 million est directement utilisé pour la
production d'énergie.
Selon une étude de Marguerite Whitwham, publiée en 1999 dans les
Cahiers du club d'ingénierie prospective énergie et environnement
(CLIP), "la combustion de paille tout comme celle de bois est neutre
en termes d'émissions de CO2, y compris en intégrant le transport de
paille".
Le prix d'une telle installation reste évidemment secret, même si
EDM a tout intérêt à communiquer largement sur l'originalité de sa
proposition afin de se démarquer des autres concurrents.
La candidature d'EDM semble cependant particulièrement audacieuse :
Interrogé au printemps, Jean-Paul Goussard, directeur régional de
RTE, affirmait que l'appel d'offres visait une "centrale
fonctionnant au fuel ou au gaz", et n'imaginait pas la construction
d'une centrale faisant appel aux énergies renouvelables.
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