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La grande braderie des FAI est à nouveau ouverte
L'Internet Français en pleine consolidation. Neuf Cegetel
s'offre AOL France pour 288 millions d'euros. Tandis que SFR
lorgne Tele 2. Bolloré regarderait lui les dossiers Alice et
Club Internet. Des centaines de milliers d'internautes sont
concernés.
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Les
fournisseurs d'accès à Internet font à nouveau valser
leurs abonnés. Un an après le rachat de Tiscali par
Alice et de Cegetel par Neuf Telecom, ce même Neuf
Cegetel est parvenu à un accord avec Time Warner pour le
rachat des activités FAI d'AOL France. Le groupe
français paiera 288 millions d'euros en cash pour mettre
la main sur un million d'abonnés de l'opérateur
américain,
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moitié haut débit, moitié bas débit, ainsi que sur son centre de
hotline de 500 collaborateurs. Grâce à cette acquisition, Neuf
Cegetel dépassera donc les 2 millions de clients d'ici la fin de
l'année, soit un an plus tôt que prévu. Pour lui, les changements
techniques ne seront pas considérables, puisqu'il louait déjà son
réseau à AOL France. Ce facteur est l'une des raisons pour
lesquelles Neuf a finalement emporté le lot face à Free, autre
candidat « très crédible » au rachat, selon Carlo d'Asaro Biondo,
PDG d'AOL France. Les abonnés, surtout s'ils sont en bas débit,
seront enjoints à souscrire aux nouvelles offres haut débit de Neuf.
Toujours selon cet accord, AOL fournira des services de contenu et
assurera la régie publicitaire des deux portails du groupe Neuf et
celui d'AOL France (environ neuf millions de visiteurs uniques
mensuels), portail qui continuera à exister. Neuf Cegetel s'est
engagé également à embaucher « jusqu'à 140 employés d'AOL France ».
Dimanche dernier, Time Warner avait cédé l'activité Internet d'AOL
Allemagne (2 millions d'abonnés) pour 675 millions d'euros.
Pour Neuf Cegetel, qui prépare son introduction en Bourse pour
octobre, cette acquisition arrive à point nommé : elle va le faire
passer de 13,4% de parts de marché à 18%, selon ses estimations. Il
talonne ainsi son principal rival, l'autre opérateur alternatif,
Free, qui revendique 18,2% du marché à fin juin. France Télécom est
le numéro un incontesté, avec quasiment la moitié des 10,5 millions
abonnés internet ADSL que compte la France. Dans l'un des marchés
les plus concurrentiels d'Europe, où les positions des fournisseurs
d'accès qui ne détiennent pas en propre leur réseau deviennent de
plus en plus difficiles à tenir, Tele 2 cherche aussi à céder ses
activités internet. Récemment, le PDG de SFR, Frank Esser a confirmé
être en négociations avec la filiale française de l'opérateur
suédois, expliquant qu'il s'agissait "d'accélérer la stratégie
d'offre d'ADSL" de SFR. L'opérateur mobile, filiale du groupe
Vivendi, mettrait ainsi la main sur quelque 300.000 abonnés
internet. Tele 2, comme AOL France, utilise le réseau de Neuf
Cegetel, groupe dont SFR est le principal actionnaire.
C'est dans ce contexte de consolidation que le groupe Bolloré
prévoit d'investir environ 1 milliard d'euros dans les télécoms,
écrivent jeudi Les Echos, en citant des sources industrielles. Le
déploiement du réseau WiMax dans douze régions françaises, pour
lesquelles le groupe a obtenu des autorisations, devrait absorber à
lui seul 300 à 500 millions d'euros, estime le quotidien économique.
En juillet, le groupe a acquis 45% de Wifirst, un opérateur WiFi
valorisé 8 millions d'euros. Désormais, Bolloré serait intéressé par
le rachat de Club-Internet ou de Alice, dans le cas où leurs
propriétaires respectifs, Deutsche Telekom et Telecom Italia, les
mettraient en vente.
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